Conjoncture immobilière : entre reprise fragile et crise du neuf

La dernière note de conjoncture immobilière n°69 du Conseil supérieur du notariat (CSN), publiée en octobre 2025, dresse le portrait d’un marché immobilier français à deux vitesses. D’un côté, l’immobilier ancien montre des signes de stabilisation ; de l’autre, le marché du neuf traverse une crise inédite.
Selon le CSN, le volume des transactions dans l’ancien atteint environ 916 000 ventes sur douze mois glissants à fin août 2025, confirmant la légère reprise amorcée à l’automne 2024. Les prix repartent timidement à la hausse : +0,3 % sur un an au 2ᵉ trimestre 2025, avec +0,4 % pour les appartements et +0,2 % pour les maisons. Cette évolution reste néanmoins contrastée selon les territoires : la région parisienne demeure en léger repli, tandis que plusieurs régions de province bénéficient d’un regain d’intérêt, porté par des taux de crédit plus accessibles.
À l’inverse, la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) alerte sur une chute spectaculaire des ventes de logements neufs. Le troisième trimestre 2025 affiche un niveau historiquement bas, inférieur à celui de 2008. Les ventes reculent de près de 17 % sur un an, et l’investissement locatif s’effondre de plus de 50 %. Plusieurs facteurs expliquent cette situation : la fin du dispositif Pinel, le coût élevé des matériaux, des normes environnementales exigeantes et un accès au financement encore contraint.
Pour les notaires, cette conjoncture complexe appelle à la prudence et au conseil. À Bosmie-l’Aiguille comme ailleurs, les clients doivent être accompagnés pour sécuriser leurs projets immobiliers : acquisitions dans l’ancien, ventes, successions ou investissements patrimoniaux. Le notaire joue ici un rôle essentiel pour analyser les actes, anticiper la fiscalité et conseiller sur les stratégies de transmission ou de détention.
Dans ce contexte, l’ancien redevient une valeur refuge : les prix se stabilisent, les biens sont disponibles et les opérations plus rapidement réalisables. À l’inverse, le neuf nécessite davantage de vigilance, les délais et conditions de livraison étant souvent incertains.
La conjoncture immobilière de 2025 confirme donc une réalité contrastée : reprise prudente de l’ancien, crise profonde du neuf. Plus que jamais, le recours au conseil notarial s’impose pour faire des choix éclairés et adaptés à son projet de vie.

